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Pénalités Google : les pratiques SEO à bannir
Google ne sanctionne pas au hasard. Il applique des règles publiques, ses règles concernant le spam, et il le fait de deux façons. La plupart des sites sanctionnés n’avaient pas l’intention de tricher : ils ont suivi un mauvais conseil, ou laissé faire une pratique devenue risquée.
Deux sortes de sanctions
- L’action manuelle est décidée par une personne de chez Google. Elle est signalée dans la Search Console, rubrique « Actions manuelles ». Une fois le problème corrigé, on demande un réexamen.
- Le déclassement algorithmique n’est signalé nulle part. On le constate à une chute de trafic, souvent au moment d’une mise à jour de Google. Il se lève quand le site s’améliore, en général lors d’une mise à jour suivante.
En mars 2024, Google a fondu son système dit « de contenu utile » dans ses mises à jour principales, et ajouté trois règles : contre les contenus produits en masse, contre l’abus de la réputation d’un site, et contre le rachat de domaines expirés pour profiter de leur passé.
Le contenu qui n’apporte rien
- Le bourrage de mots-clés : répéter l’expression visée au point de rendre le texte pénible à lire.
- Les pages produites en série : une page par ville au texte identique, des articles générés automatiquement et publiés sans relecture. Google le dit clairement : ce n’est pas l’outil qui pose problème, c’est un contenu sans valeur pour le lecteur.
- Les pages satellites : des pages écrites pour le moteur, qui renvoient le visiteur ailleurs. En février 2006, le site allemand de BMW a été retiré de l’index de Google pour cette raison : une page répétait « gebrauchtwagen » (« voiture d’occasion ») des dizaines de fois, et le visiteur était aussitôt redirigé vers une autre page. Le site a été réintégré après correction.
Un point souvent mal compris : le contenu dupliqué n’est pas sanctionné en tant que tel. Quand plusieurs adresses portent le même texte, Google en choisit une et ignore les autres ; il vaut mieux lui indiquer laquelle par une balise canonique. Un outil comme Siteliner repère les doublons d’un site. Recopier le texte d’un autre site, en revanche, relève du spam.
Les liens achetés ou échangés
Un lien vers votre site compte comme une recommandation. L’acheter, ou l’obtenir en échange d’une contrepartie, fausse cette recommandation.
- En 2011, une enquête du New York Times a montré que la chaîne de magasins J. C. Penney devait ses premières places à des milliers de liens payés : Google l’a déclassée à la main.
- La même année, Overstock offrait une remise aux étudiants et aux universités qui plaçaient des liens vers ses pages sur leurs sites en
.edu: Google l’a sanctionné, la remise valant paiement.
Un lien publicitaire ou sponsorisé n’est pas interdit : il doit simplement porter l’attribut rel="sponsored" ou rel="nofollow", pour que Google ne le compte pas.
Les erreurs qui ressemblent à une sanction
Beaucoup de chutes de trafic ne doivent rien aux règles anti-spam. Elles viennent d’une erreur technique, et se corrigent plus vite :
- une balise
noindexoubliée après une mise en ligne, qui demande à Google de ne pas indexer les pages ; - une refonte sans redirections des anciennes adresses : les liens et les positions acquis sont perdus ;
- des titres absents ou identiques d’une page à l’autre ;
- un site piraté, sur lequel des pages de spam ont été injectées : Google peut alors le signaler comme piraté dans ses résultats.
Si votre trafic chute
- Ouvrez la Search Console : rubriques « Actions manuelles » et « Problèmes de sécurité ».
- Rapprochez la date de la chute des mises à jour annoncées par Google et des changements faits sur le site.
- Corrigez la cause, puis, s’il s’agit d’une action manuelle, demandez un réexamen en expliquant ce qui a été fait.
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